|
|
 |
|
Stabilité. Il existe différents types de rocailles en fonction de la configuration du terrain, des roches disponibles et des plantes installées. Toutefois il sera sage de modérer les aspérités du relief, surtout si le terrain alentour est plat ; même si elle est isolée par un rideau d’arbustes, la rocaille ne doit pas ressembler à un greffon absurde.
|
Cependant, vous pourrez construire de véritables“ pics“ en entassant des blocs de pierre. Bien disposés, ils permettent de réaliser de véritables cascades de fleurs que l’on accrochera dans des poches de terre habilement ménagées. Pour votre sécurité, vous les construirez solidement en veillant à ce que chaque bloc soit parfaitement stable. Utilisez des pierres plus petites pour les bloquer. Certaines rocailles sont édifiées à l’aide de mortier de ciment pour lier les principaux blocs, surtout sur les pentes abruptes ; on l’évitera cependant car, dès qu’il est visible, le mortier ruine l’effet décoratif. Il perturbe en outre le développement des plantes calcifuges. Si le sol a été fraîchement remué en profondeur, le poids des gros blocs risque de causer un certain affaissement ; la rocaille tout entière peut descendre de 10 ou 20cm…Pour l’éviter, on prendra donc soin de damer fermement le sol avant la mise en place. Par ailleurs, on pourra mettre en place des “ affleurements rocheux“, c'est-à-dire des blocs plats à peine saillants. Ils permettront de faire courir des plantes tapissantes.
|
|
|
Pour bloquer les grosses roches et les lier, utilisez de petites pierres ; elles serviront en outre à maintenir la terre des “poches“
|
Massif surélevé. Si vous ne disposez pas de suffisamment de place pour constituer une grande rocaille, vous pourrez malgré tout cultiver les florifères alpines en constituant un massif surélevé. Cette disposition est intéressante dans de nombreux jardins car elle permet une présentation isolée des alpines dans leur décor naturel. Un tel massif peut fort bien être placé dans un coin de la pelouse ou même aux abords immédiats de la maison. On veillera cependant à ne pas cultiver, à proximité des plantes au développement spectaculaire qui gommeraient l'aspect “jardin miniature“ de la rocaille (un tel massif est bien une reproduction en petit, d'une véritable rocaille). On prendra garde à ne pas déséquilibrer la répartition plante/roches en faveur des minéraux ; au contraire il convient même d'élargir la place des plantes en évitant de multiplier les couleurs (attention aux contraste trop violent !). Pour constituer un tel massif surélevé, vous commencerez par mettre en place un entourage de blocs assez grands. En même temps, vous préparerez un mélange terreux adapté au type des plantes que vous voulez cultiver (en général un compost de terre de jardin, de terreau de feuilles et de sable avec un apport de tourbe et de terre de bruyère). Vous mettrez alors en place les pierres de surface du massif. Il est préférable de les choisir d'assez bonne taille afin que les plantes donnent l'impression de pousser sur de véritables roches. Évitez bien sûr tout symétrie dans la répartition de ces blocs.
|
|

|
 |
Commencez par mettre en place les blocs de la périphérie du massif. On peut d'ailleurs surélever davantage en empilant les pierres.
|
Après avoir rempli le massif d’un compost correctement dosé, mettez en place les pierres de surface en les enterrant sur un tiers. |
Les pierres doivent être réparties pour donner l'impression du naturel. Achevez ensuite d'étaler le compost de culture. |
Astuce : joubarbes et orpins.
Vous pourrez consacrer une rocaille miniature à la culture de plantes charmantes (…et succulentes), les joubarbes (Sempervivum) et les orpins (Sedum) ; les premières ont l'aspect de petits artichauts et les seconds sont des plantes de basses à feuilles charnues.
|
|
|
|