Pour qu'un assemblage cloué tienne, il faut que les clous résistent bien aux pressions qui s'exercent sur les pièces. On les plante donc avec des inclinaisons différentes afin d'obtenir le maximum de solidité. Ce principe doit être respecté chaque fois que c'est possible, en particulier lorsque l'on cloue sur une face en bois de bout où les pointes tiennent moins bien qu'en bois de fil.
On évite de planter les clous trop près des chants, qu'il s'agisse de bois ou de dérivés des bois : on risque en effet l'éclatement du matériau. Les clous enfoncés près de l'extrémité d'une pièce peuvent la faire se fendre, surtout lorsqu'ils sont sur une même fibre : on ne plante donc pas trop près du bout et on les répartit convenablement.
Certaines essences de bois sont particulièrement dures au point qu'il est difficile d'enfoncer les clous sans les tordre; c'est pourquoi l'on pratique parfois un avant-trou, exactement comme pour une vis. Pour éviter que les pièces ne se fendent, on émousse la pointe des clous en leur donnant quelques petits coups de marteau : elle déchire ainsi les fibres au lieu de les écarter.
Les clous à finition sont plus minces et lisses. Cela leur permet de pénétrer les boiseries de bois mou facilement. Les boiseries de bois dur, comme le chêne, doivent être fraisées pour installer les clous et ne pas fendre le bois. Il y a aussi des clous galvanisés qui ne rouillent pas pour l'extérieur.
La longueur des clous dépend du matériel que vous fixez. En général on utilise un clou deux fois plus long que la pièce de bois que l'on fixe. Pour la charpente, du clou vrillé de quatre pouces est utilisé pour clouer les montants de 2x4 des murs. On utilise un marteau de menuisier de charpente pour les planter.
On utilise les clous pour fixer des objets ou pièces de matériel ensemble. Les clous sont plus exclusifs au bois. Les panneaux de contreplaqué de plancher sont habituellement vissés pour ne pas faire de craquement quand on marche dessus avec le temps.
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