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Assemblage des bâtis
Les montants et les traverses des bâtis sont assemblés en T. ou à angle droit. Il peut être nécessaire d'assembler également en croix (quand le bâti comprend un montant est une traverse centraux). On choisit l'assemblage en fonction de la solidité recherchée, mais aussi du type d'efforts exercé sur les pièces. A résistance égale, on doit toujours préférer les assemblages les plus simples et les plus rapides à exécuter. On gagne ainsi du temps et le travail est plus propre.
Il faut parfois prendre également en compte des critères esthétiques, lorsque les pièces de du bâti sont apparentes (ce qui est souvent le cas) : il est en effet gênant que l'assemblage soit visible en permanent. Les assemblages les plus faciles à réaliser son à tourillons ou à mi bois. Les premiers ne demandent que l'utilisation d'une perceuse et d'un guide de perçage et les seconds sont exécutés à la scie et au ciseau à bois. Ces assemblages présentent une résistance limitée à la traction et à la compression. C'est l'assemblage à tenon et mortaise qu'on utilise le plus souvent. Il est solide, discret, est relativement facile à réaliser, surtout si l'on dispose d'un outillage électrique (défonceuse). Il en existe de très nombreuses variantes (voir Tenon et mortaise) selon qu'il s'agit d'angle, de T, de parements, etc. Le tenon est toujours découpé sur la traverse et la mortaise ouverte sur le montant. L'assemblage à queues-d'aronde est en fait une variante du tenon et de la mortaise : ces deux parties étant trapézoïdales, l'assemblage résiste mieux à l'arrachement.
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Assemblage d'onglet par tourillons : il est assez fragile. |
Assemblage d'angle à tourillons : il a l'avantage d'être invisible. |
Assemblage de deux traverses sur un montant par tourillons de fort diamètre. |
Assemblage à mi bois à queues-d'aronde : il résiste très bien à l'arrachement. |
Assemblage à mi bois : pour les pièces peu sollicitées par l'attraction. |
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Assemblage à tenon et mortaise traversant avec renforts de chevilles. |
Assemblage a queues-d'aronde de deux pièces d'épaisseurs inégales. |
Assemblage à simple entaille et épaulement : invisible en parement. |
Assemblage a tenon et mortaise avec rainurage (pour panneau). |
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Les panneaux de remplissage
Dans la menuiserie traditionnelle, les panneaux de remplissage sont constitués de planches de bois étroites (alaises) ; elles sont généralement à assemblée à rainure et languette (ou à fausse languette, à feuillure ou simplement à plat joint). Aujourd'hui, on utilise très souvent des panneaux de contre-plaqué replaqués, ou de simples panneaux de particules dans les meubles de qualité inférieure. Ces panneaux doivent être réunis au bâti de façon qu'ils puissent se dilater ou prendre du retrait sans que cela entraîne la dislocation, le cintrage ou le gauchissement. Cela implique qu'il faudra toujours prévoir un certain jeu (cette de règle reste valable pour les panneaux de dérivés du bois, même si leur stabilité dimensionnelle est assez bonne). Traditionnellement, les panneaux sont assemblés sur les bâti par embrèvement : les rives du panneau sont engagées dans une rainure ménagée sur le périmètre intérieur du bâti. Lorsque le panneau est de même épaisseur que la rainure, on parle de"panneau à glace deux parements" lorsque la rive du panneau qui pénètre dans la rainure est plus mince que le panneau lui-même, on parle de"panneau à glace avec plate-bande un ou deux parements". Les "panneaux arasés à glace deux parements"sont de même épaisseur que le de bâti. Le panneau peut également être saillant par rapport au bâtis (sur toute sa surface), ou à table saillante si seule la partie centrale est saillante et que la rive est plus mince. En fait, très souvent, on adopte un assemblage à fausse rainure ou tout simplement à fausse feuillure. On exécute cet assemblage en collant ou en clouant une moulure quart-de-rond sur les chants intérieurs du bâti (pour la feuillure), ou deux moulures (pour constituer la rainure). Ce type d'assemblage présente le double avantage d'être simple et facile à exécuter. On n’oubliera pas de ménager un certain jeu pour permettre la dilatation du bois.
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Embrèvement à fausses rainures d'un panneau de contre-plaqué (en haut) et de planches (alaises) assemblées à rainure et languette à joint découvert. |
Embrèvement avec rainurage d'un panneau à glace deux parements (en haut) et d'un panneau à glace avec plate-bande sur un parement (en bas). |
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